Elodie Lafay psychologue

au Centre Thérapeutique de Nice et à la Maison de Santé de Roquebillière


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Samedi 30 septembre 2017 : 3e session de Randonnée thérapeutique

Vous pouvez vous inscrire jusqu’au vendredi 29 septembre 20h à la troisième session de randonnée thérapeutique qui se tiendra à 9h30 au départ des Thermes de Berthemont (vallée de la Vésubie).

INFO & INSCRIPTION


Présentation

Psychologue clinicienne, diplômée d’un Master professionnel de Psychologie, spécialité Psychothérapies et Psychopathologies, de l’Université de Toulouse II-le Mirail, j’exerce tous les mardis, mercredis, jeudis au Centre Thérapeutique de Nice, et tous les lundis à la Maison de Santé de Roquebillière.

Mon approche préférentielle est celle des Thérapies Comportementales et Cognitives, en particulier les techniques issues de leur troisième vague, centrées sur les émotions (acceptation des émotions, méditation de pleine conscience,…). Cependant, mes études m’ont permis de m’ouvrir à différentes approches et d’avoir différents référentiels théoriques : psychanalyse, psychologie systémique, qui inspirent aussi ma pratique.

Actions

Je propose ainsi des accompagnements thérapeutiques et des soutiens psychologiques à toutes personnes (adultes, adolescents, enfants), individualisés et adaptés à chacun, selon sa personnalité et sa problématique (anxiété, stress, dépression, dépendance, phobie, trouble alimentaire, etc.).

Je propose aussi des randonnées thérapeutiques.

Consultations

Elles se prennent sur rendez-vous, au 06.79.62.77.13.

>> Le mardi, mercredi et jeudi de 8h à 20h
Au Centre Thérapeutique de Nice situé 22 rue Gioffredo, 06000 Nice
Au tarif de 60€ la séance en tarif normal, 50€ la séance pour les étudiants et demandeurs d’emploi

>> Le lundi  de 8h30 à 20h
A la Maison de Santé de Roquebillière située 13 rue du Docteur Matteo,06450 Roquebillière
Au tarif de 50€ la séance

Exceptionnellement les séances peuvent se faire à domicile, n’importe quel jour de la semaine.

Voir les autres tarifs

 


Pour en savoir plus sur mon activité, je vous laisse parcourir le menu.

Et ci-dessous, voici quelques articles en lien avec celle-ci :

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Tous les lundis à la Maison de Santé de Roquebillière

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer qu’à partir du 28 août 2017, en plus de vous recevoir les mardis, mercredis et jeudis au Centre Thérapeutique de Nice, je vous recevrai aussi tous les lundis de 8h30 à 20h à la Maison de Santé de Roquebillière.

La maison de santé se situe 13 rue du Docteur Mattéo, en plein centre ville du village.

Les rendez-vous se prenne comme pour Nice au 06.79.62.77.13.

La séance d’une heure est de 50€ à Roquebillière. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations.


Les émotions dans les Thérapies Comportementales et Cognitives

Depuis l’apparition des Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) en 1950, les émotions prennent de plus en plus de place dans le travail thérapeutique. Alors qu’on cherchait avant à les mettre de côté pour rester dans le « rationnel », aujourd’hui on apprend à les écouter et à les accepter, afin de retrouver notre sérénité…

Les émotions : définition

Les émotions différent de la passion, des sentiments et de l’humeur, qui eux sont moins intenses et durent plus longtemps. Etre triste est par exemple plus fort (on pleure) mais aussi plus court qu’une humeur maussade qui va durer toute la journée sans  grande expression physique.
On classe généralement les émotions en deux catégories : positive et négative.
Une émotion est composée à la fois de sensations physiques (ventre noué, tensions, larmes, etc.) et de constructions mentales (d’images et de pensées). Elle résulte d’un traitement d’une information interne (par exemple une pensée déclenche de la tristesse) ou sensorielle (par exemple voir un animal déclenche de la peur).
L’émotion a une fonction de survie. Par exemple, la peur lors d’un danger nous pousse à fuir.

Il existe 5 émotions primaires : la joie, la tristesse, le dégoût, la colère et la peur. Elles sont universelles. On les retrouve dans toutes les cultures.
Il existe aussi de multiples émotions secondaires (sociales), qui varient selon les cultures : la culpabilité, la honte, l’envie, etc. Elles mixent généralement des émotions primaires et/ou ajoutent des composants. Par exemple, la culpabilité est un mélange de tristesse et de colère contre soi.

Les émotions : modèles d’explication

Modèle de William James : l’émotion est l’interprétation des sensations physiques. Par exemple, on ressent de la tristesse quand on pleure.
Lazarus ajoute que les sensations sont déclenchées par un événement. Par exemple, le décès d’un proche.
Zajonc ajoute que ce déclenchement peut être inconscient. Par exemple, une situation nous déclenche des sensations de peur sans que consciemment nous penserions avoir peur dans celle-ci. Cette théorie a été prouvée en montrant des images subliminales qui ont déclenché des émotions à ceux qui les voyaient.
Damasio affirme qu’une seconde analyse, consciente, déclenche des sentiments, qui sont des pensées au sujet des émotions. Par exemple, on se dit « je suis heureuse » lorsqu’on a analysé qu’on ressent de la joie.

Ledoux a quant à lui démontré qu’il existe deux analyses en parallèle. En effet, Lorsque nous percevons quelque chose (ex : un bâton au sol) le traitement sensoriel passe par deux voies :

  • une voie basse : l’information est transmise directement du thalamus sensoriel (ex : zone du cerveau qui traite la vue) à l’amygdale qui est le siège de nos émotions. Cette voie est plus courte mais fournit une représentation moins complète du stimulus. Ex : nous analysons le bâton vu au sol comme étant un serpent et ressentons de la peur.
  • une voie haute : l’information passe par le cortex qui analyse plus finement mais plus lentement l’information, avant d’aller à l’amygdale. Ex : nous voyons que ce n’est qu’un bâton et notre peur se calme.

Les émotions dans les TCC

  • La 1e vague des TCC : comportementale (1950)

Elle a débuté avec les travaux de Skinner sur le renforcement (conditionnement opérant) : tout comportement renforcé positivement (conséquence positive) se renouvellera et tout comportement non renforcé ou renforcé négativement (conséquence négative) s’éteindra.

La thérapie se base aussi sur les travaux de Pavlov sur le conditionnement répondant : un stimulus neutre (par exemple aller en montagne) associé à un stimulus déclenchant une émotion (par exemple croiser un chien méchant déclenche de la peur) déclenchera l’émotion même quand le stimulus déclencheur n’est plus présent (aller en montagne fait peur). Plus l’émotion est forte et plus le conditionnement est fort. La mémorisation est en lien avec nos émotions.

La thérapie comportementale a pour but d’inverser ses conditionnements. On s’expose aux situations (suppression du conditionnement répondant) en cherchant à gérer ses émotions pour se renforcer positivement dans ces situations.

  • La 2e vague des TCC : cognitive (1970)

Elle se centre sur nos pensées. Ellis propose par exemple un travail d’ « acceptation inconditionnel de soi », en apprenant à relativiser nos jugements sur soi (par exemple, arrêter de se dire « je suis nulle » quand on échoue à une tâche, en cherchant à connaître les raisons externes et internes de cet « échec »). Il en va de même pour l’environnement et les autres.

Les émotions ne sont pas oubliées car pour Beck, « l’émotion est la voie royale vers la cognition ». Quand un de ses patients lui dit ressentir telle émotion, Beck lui demande ce qu’il pense à ce moment. Le but de la thérapie est de travailler sur ces pensées automatiques, dont on n’est pas toujours conscients à moins de se concentrer sur elles, qui fonctionnement malgré soi (ex : on se dit sans arrêt qu’on ne va pas y arriver) et dont le contenu est souvent négatifs. On apprend là encore à les relativiser, à les mettre à l’épreuve de la réalité (ex : en réalité, on arrive plus souvent à atteindre ce qu’on désire qu’on ne le croit, et il y a toujours des solutions à chaque problème).

  • La 3e vague des TCC : émotionnelle (1990)

C’est elle qui prend le plus en compte les émotions.
On trouve dans cette troisième vague la méditation de pleine conscience. Celle-ci agit directement sur le cerveau. En méditant, on apprend à utiliser la voie haute pour traiter une information. On réagit moins, on réfléchit plus, ce qui apaise nos émotions.
On trouve aussi la Thérapie des Schémas de Young, qui consiste à identifier nos schémas personnelles, nos modes d’interprétation et de réactions. Par exemple, des personnes ont des schémas de dangers, interprètent plus facilement que d’autres des dangers dans des situations et sont plus sujettes aux phobie. Des personnes font plus d’interprétations négatives (par exemple se disent facilement qu’elles sont nulles) et sont plus facilement dépressives. Le but de la thérapie est d’assouplir ces schémas.
La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) fait aussi partie de cette 3e vague. Elle part du principe qu’un trouble psychologique résulte d’efforts pathologiques pour contrôler nos émotions, nos pensées et nos expériences, et d’une incapacité à se comporter en accord avec nos valeurs. Le but de la thérapie est d’accepter nos émotions, de définir nos valeurs et de réadapter notre comportement.
Enfin, la 3e vague comprend la thérapie comportementale dialectique, inventée pour guérir les personnes borderlines qui ont des difficultés à gérer leurs émotions. La thérapie mélange des techniques d’habilités sociales, de thérapie cognitive, de psychanalyse et de théories bouddhistes. La dialectique est considérer que tout est en perpétuels changements. Le but est donc d’explorer les spectres de comportements, d’analyses, etc. pour trouver le bon équilibre, de faire la synthèse entre esprit rationnel et esprit émotionnel pour aller vers l’esprit sage.

Dans toutes ces thérapies et dans les TCC mises en place par des thérapeutes inspirés par la 3e vague, l’émotion est donc au centre du travail. Car celle-ci est toujours activée en première ! En effet, ce n’est généralement pas les pensées (et encore moins les comportements) qui surviennent en premier lors d’une situation problème, mais bel et bien les sensations physiques. Par exemple, dans une agoraphobie, on a peur en entrant dans un bâtiment rempli de gens. Cette peur nous pousse à fuir, parce qu’on a analysé les sensations négatives (ventre qui se noue, coeur qui accélère, etc.) comme dangereuses. Or, parfois, on peut même se tromper. Par exemple, on interprète nos symptômes comme les prémisses d’une attaque de panique, alors qu’on n’a qu’un stress passagé, voir… un coup de chaleur ou une hypoglycémie !

Le processus thérapeutique consiste donc à accepter nos émotions, qui ne durent de toute façon jamais (puisqu’on a vu qu’une humeur dépressive était plutôt l’analyse [négative] de notre tristesse, qui elle est passagère) ! Le but est aussi d’apprendre à gérer les sensations corporelles associés, par exemple par la relaxation et la respiration (ralentir le rythme cardiaque, relâcher les tensions, etc.).

Parfois nos émotions sont en lien avec notre petite enfance. Par exemple, un manque d’encouragements et de reconnaissance de la part des parents engendrera plus tard de la tristesse et de la peur, réactivées dans des situations avec une ressemblance avec ce qui a été vécu avec les parents, le plus souvent dans les relations aux autres (ex : peur de ne pas être à la hauteur).
Le but de la thérapie est d’apprendre à se détacher, à être plus objectif, plus souple. Si dans la psychanalyse, on chercher à faire des liens avec l’enfance pour mieux se connaître, en TCC on considère que cela ne suffit pas à aller mieux, et on cherche à se reconstruire à partir du présent.

Le rêve a aussi une place en thérapie, car il peut révéler des émotions négligées ou évitées à l’état d’éveil.

La thérapie ACT donne aussi une place au langage, qui nous pousse à catégoriser nos émotions entre « bonnes » ou « mauvaises », nous poussant à chasser les secondes. Alors que la tristesse peut être légitime (lors d’un deuil par exemple). Pleurer nous aide à retrouver notre calme (on dit aux enfants « ne pleure pas » pour les apaiser, alors qu’on les pousse alors non pas à être joyeux, mais silencieux).
A court terme, éviter les émotions, et surtout les situations les déclenchant, soulage, mais à long terme, cet évitement peut nous empêcher d’accomplir nos désirs, de réaliser nos rêves (par exemple, on évite de prendre l’avion alors qu’on rêve de faire le tour du monde).

On cherche parfois aussi à éviter certaines pensées déclenchant des émotions négatives. Or cet effort nous centre sur nos problèmes (par exemple si on fait tout pour ne pas penser à quelque chose de triste, finalement cet effort nous centre sur cette tristesse). Le pire – et pourtant fréquent ! – étant d’utiliser des stratégies néfastes, comme prendre des drogues.

En conclusion, le but des TCC est d’apprendre à analyser différemment les expériences vécues pour moins en souffrir, d’accepter ses émotions, de vivre en adéquation avec ses valeurs préalablement redéfinies, de redevenir maître de soi et de ses sensations, et de s’accepter et accepter les autres et le monde qui nous entoure.

Bibliographie :
 Cottraux (2007) Thérapie cognitive et émotions: la troisième vague


Suite aux attentats de Nice

Suite aux attentats de Nice du 14 juillet dernier, auxquels je ne peux qu’être sensible en étant moi-même sur Nice et en connaissant des personnes en deuil, je souhaite proposer mon aide.

Il faut déjà savoir que des moyens ont été mis en oeuvre pour aider les personnes en état de choc : http://www.nicematin.com/faits-divers/attentat-de-nice-ou-sadresser-pour-recevoir-une-aide-psychologique-65501

Mais pour les personnes qui souhaite une séance personnalisée et en toute discrétion, je propose de les recevoir pour une séance gratuite d’une heure au sein de mon cabinet. Cette séance servira à discuter de l’événement pour libérer les émotions liés au traumatisme et pour commencer à prendre une certaine distance sur ce qui a été vécu.

Selon les besoins et si la demande en est faite (je ne forcerai bien sûr personne, mon but n’étant pas par ce biais de me faire de la clientèle mais d’apporter une aide citoyenne), cette séance pourra être suivie par une thérapie de soutien selon un tarif préférentiel.