Elodie Dugué-Lafay Naturopathe Psychologue

à Roquebillière et à domicile


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La parentalité proximale

Si on voit plus souvent le terme de « maternage proximal », je préfère parler de « parentalité proximale » pour être sûre d’inclure le père dans cette pratique.

Mais en quoi consiste-t-elle ?

La parentalité proximale regroupe des pratiques de soin au bébé en se souciant de répondre le plus possible à ses besoins. Elle repose sur les dernières études sur le développement de l’enfant, et sur les travaux de Winnicott, Bowlby et Ainsworth sur l’attachement. Certaines de ces pratiques (allaitement long, portage, cododo) ont été documentées par le Dr Sears aux Etats-Unis. Mais d’autres pratiques peuvent s’y rattacher, comme nous le verrons dans la suite de cet article.

Mais la parentalité proximale consiste surtout à suivre son instinct de parent, en évitant d’écouter certains conseils obsolètes et pourtant toujours divulgués. Par exemple, si un bébé pleure, la mère aura envie de le prendre tout de suite dans ses bras. Mais elle pourra facilement entendre « laisse-le pleurer, il ne saura jamais se calmer seul », « il ne faut pas qu’il s’habitue trop aux bras » (personnellement je ne suis pas sûre qu’un bébé de quelques semaines ou même quelques mois, qui change sans cesse, puisse réellement « prendre des habitudes » ; ce qui est valable un temps ne l’est plus quelques temps plus tard ; ce qui est sûr en revanche est qu’à ce stade de son développement bébé a un besoin énorme de contact physique). A lire à ce sujet : https://parents-naturellement.com/mauvaises-habitudes/

On pourrait donc s’arrêter là. Il suffit aux parents de s’écouter.

Mais puisqu’il est facile de se perdre entre intuitions et conseils, il peut être utile de voir plus en détail quelques pratiques :

Haptonomie

Déjà avant la naissance, l’haptonomie permet une première proximité renforcée avec le bébé. Ce concept a été déterminé par le thérapeute Frans Veldman qui le définit comme « un ensemble de pratiques cherchant à intensifier les bienfaits de l’accompagnement thérapeutique par une attention particulière accordée à la relation, dans laquelle le toucher, notamment, prend une place particulière » (source : Wikipédia). Elle se pratique pendant la grossesse (avec une séance après également), avec le père. L’haptonome aide les parents à être plus en conscience de tout ce qui se passe pendant la grossesse, et à entrer en relation avec le bébé in utéro. Il aide le père à soutenir la mère et permet donc de renforcer la complicité du couple, ainsi que leur confiance dans leur capacité à devenir parents. L’haptonomie permet également d’augmenter leurs ressources pour l’enfantement et est donc considérée comme une préparation à l’accouchement.

A lire : https://www.haptonomie.org/fr/

Peau à peau

Le peau à peau est maintenant toujours proposé à la mère à la naissance du bébé. Il est parfois également (et tant mieux) proposé au père, quand la mère n’est pas disposée. Mais le peau à peau peut être à nouveau pratiqué régulièrement durant les premières semaines. Il consiste donc à déposer le bébé nu (recouvert d’une couverture chaude si besoin) sur la peau de ses parents. Le peau à peau permet au bébé de sentir l’odeur de ses parents, d’être réchauffé par leur chaleur, de sentir la douceur de leur peau, de mieux entendre leur cœur, etc., ce qui est très apaisant pour lui. En cas d’allaitement, la prise au sein est facilitée. Chez la mère (et le père, mais dans une moindre mesure), le peau à peau stimule l’ocytocine, hormone de plaisir diminuant le stress et favorisant l’attachement.

A lire : https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/soins/fiche.aspx?doc=bg-naitre-grandir-contact-peau-a-peau-methode-kangourou

Allaitement

Le lait maternel est l’aliment le plus adapté au nourrisson. La naturopathe que je suis a envie de vous donner tous ses bienfaits au niveau santé. Le lait maternel évolue pendant la tétée, au cours de la journée, et au fil des mois, pour s’adapter aux besoins du bébé, et favorise entre autres l’immunité (le lait change lorsque bébé est malade, s’enrichissant en anticorps).

Mais restons dans le sujet du bien-être affectif.

L’allaitement permet des interactions et des liens renforcés entre la mère et le bébé. Il apporte un sentiment de sécurité au bébé, via encore une fois l’odeur et le contact.

Chez la mère, il stimule là encore l’ocytocine, hormone de bien-être, mais aussi la prolactine qui aide à la détente (lors des tétées de nuit, elle aide la mère à se rendormir). D’après une étude de Borra, Lacovou et Sevilla de 2015, les mères allaitantes souffriraient d’ailleurs moins de dépression post-partum, lorsque l’allaitement se passe bien. D’où l’importance d’être soutenue et éventuellement aidée à la mise en place de celui-ci. Le père, qu’on pourrait penser oublié, a donc ici son rôle à jouer.

Quand on parle de parentalité proximale, on ajoute souvent « à la demande » à « allaitement », ou, comme le dit Karine Langlois, sage-femme auteur du blog Quantik Mama, « à l’éveil », pour ne pas faire de confusion entre « à la demande » et « quand bébé pleure ». Le but est en effet de mettre bébé au sein après chaque dodo et dès qu’il montre des signes de faim, avant qu’il ne pleure, car les pleurs sont signes de mal-être et rendent plus difficile la mise au sein. On est ainsi aux plus près des besoins du tout petit.

Quand on parle de parentalité proximale, on ajoute également souvent « long » ou « prolongé » à « allaitement ». En effet, en France, si 70 % des bébés sont nourris au sein à leur naissance, seuls 38 % le sont toujours à 4 mois (source : https://www.sante-sur-le-net.com/allaitement-france/), alors que l’Organisation Mondiale de la Santé recommande un allaitement exclusif jusqu’à la diversification à 6 mois, et en complément de l’alimentation jusqu’à 2 ans, voire plus. L’enfant peut alors continuer de bénéficier le plus longtemps possible des bienfaits de l’allaitement.

Pour plus d’informations sur l’allaitement, consulter La Leche League, association de soutien à l’allaitement, proposant notamment une liste d’animatrices à joindre en cas de question.

Le but de cet article n’est pas de culpabiliser les parents qui choisissent d’autres pratiques que celles citées, même pour l’allaitement. Certaines femmes ne peuvent pas ou ne veulent pas allaiter. Elles peuvent quand même avoir un lien très fort avec leur bébé ;).

Cododo

Le cododo consiste à faire dormir bébé à ses côtés. Certains parents partagent leur lit, d’autres utilisent un lit pour bébé adapté, placé en continuité du lit parental. Parfois le fait de placer simplement le lit de bébé dans la chambre des parents est appelé également « cododo » mais on perd plusieurs des bénéfices de cette pratique.

Le principal intérêt du cododo est de permettre au bébé de se sentir apaisé et en sécurité grâce à la présence des parents. Il les entend respirer, il profite de leur chaleur, il les voit dès qu’il ouvre les yeux. Non, ce n’est pas une mauvaise habitude ! Ou alors, c’est une mauvaise habitude qu’ont la plupart des bébés sur terre, car les enfants dorment auprès de leurs parents dans la plupart des cultures. A lire : https://apprendreaeduquer.fr/les-bienfaits-du-cododo-non-ce-nest-pas-une-mauvaise-habitude/

Les autres intérêts du cododo sont de faciliter les tétées nocturnes (la mère n’a pas à se lever pour allaiter), de favoriser le sommeil de tout le monde (bébé n’a pas à pleurer pour réveiller la mère, la mère a peu de mouvements à faire et se rendort plus facilement, le père ne se réveille même pas), et permet une plus grande attention et réactivité au bébé (même hors besoin de téter, si bébé se réveille il pourra plus rapidement être rendormi par ses parents).

Certaines règles sont cependant à connaître et à respecter pour pratiquer le cododo en toute sécurité, et il convient de connaître les recommandations « officielles » pour coucher bébé, afin d’adapter au mieux le sommeil partagé.

Réponses rapides aux pleurs

Tout parent est confronté aux pleurs. Ils ne peuvent pas l’éviter. Car c’est un fait, les bébés pleurent, ils n’ont pas grand chose d’autres pour s’exprimer, et il peut être difficile de les apaiser, lorsque par exemple ils souffrent de coliques, ou plus tard de la poussée de leurs dents. Mais on peut aussi éviter certains pleurs, ou au moins soutenir le bébé lorsqu’il va mal.

Karine Langlois parle de « croire aux pleurs du bébé ». Car non, un bébé ne fait pas de caprices (même à l’âge où un enfant peut en faire, on devrait plutôt chercher l’émotion derrière plutôt que se limiter à « il fait un caprice »), et non, un bébé ne va pas se calmer tout seul. On conseille encore de nos jours de laisser bébé pleurer pour qu’il « apprenne à s’endormir seul », pour pour qu’il « apprenne à se calmer seul ». Or, il ne sait pas faire cela. S’il finit par se calmer seul, ce sera par épuisement ou découragement, après une bonne dose d’hormones de stress et quand il aura compris que ses parents ne répondront pas à ses besoins, à ses demandes. Tout comme Karine Langlois, je me demande si on ne peut pas voir dans ces traumatismes précoces une « explication aux problèmes d’attachement, de peur de l’abandon et d’addictions qui sont très répandus de nos jours ».

On devrait toujours chercher la cause des pleurs du bébé, et, si on ne la trouve pas ou si on n’arrive pas à la supprimer, au moins continuer de bercer bébé, de le garder dans ses bras, pour diminuer un peu son mal-être et lui montrer qu’on est là.  Quand on répond rapidement aux pleurs du bébé, on lui apprend à avoir confiance en nous, et finalement en lui. Son attachement sera plus sécurisé et il sera à long terme plus autonome. Sylvia Bell et Mary Ainsworth ont par exemple montré dans une étude de 1972 que les nourrissons auxquels les mères avaient répondu tôt et de manière plus maternante à leurs pleurs étaient moins portés à utiliser les pleurs comme moyen de communication lorsqu’ils avaient 1 an.

Et puis, n’est-ce pas plus agréable aussi pour les parents de ne pas entendre leur bébé pleurer ? N’est-ce pas plus gratifiant de parvenir à l’apaiser par des bercements, des câlins et des paroles douces ?

A lire : https://www.lllfrance.org/1508-les-pleurs-de-bebe-par-le-dr-sears

Portage

Que ce soit porter dans les bras, ou à l’aide d’un porte-bébé ou d’une écharpe, le portage apporte beaucoup à l’enfant. Une étude de Hunziker et Barr de 1986 a montré que lorsqu’on portait davantage le bébé dans la journée, cela diminuait ses pleurs (on parle ici de le porter en prévention des pleurs et non en réponse à ceux-ci).

Contre le corps de son parent, le bébé sent son odeur, entend son cœur et sa voix, sent sa chaleur, peut voir son visage de près, ce qui l’apaise. Placé dans une écharpe, il retrouve une position proche de celle qu’il avait dans le ventre de sa mère, et les mêmes mouvements, ce qui le rassure et peut l’aider à dormir. Une étude de Esposito & al. (2015) a montré que porter en marchant diminuait les pleurs, les mouvements et le rythme cardiaque du bébé.

Porter facilite également la digestion (grâce à la position verticale) et stimule le développement cognitif (grâce à la proximité avec le parent et ses activités, sources de stimulations sensorielles). Il diminue le risque de tête plate en limitant la position allongée.

Du côté parental on a encore une fois une stimulation de l’ocytocine, hormone de l’attachement.

On peut répondre à ceux qui parlent de « mauvaise habitude » que la norme dans de nombreux pays n’est pourtant pas la poussette, mais bien le portage !

On peut donc utiliser une écharpe ou un porte-bébé, mais à condition que ce dernier soit physiologique. Comme pour le cododo, il y a certaines règles à respecter pour une pratique sécuritaire.

A lire : https://www.portersonenfant.fr/le-portage/quest-ce-que-le-portage/ et https://www.portersonenfant.fr/le-portage/avantages-et-bienfaits/

Hygiène naturelle infantile (HNI)

La HNI consiste à être attentif aux signaux qu’émet le bébé lorsqu’il veut uriner ou déféquer, et de le mettre alors au-dessus d’un pot (ou des toilettes, du lavabo,…) pour qu’il se soulage. Certains parents se passent alors complètement des couches, tandis que d’autres utilisent les deux.

Deux des intérêts principaux de cette méthode sont d’être écologique et économique grâce à la diminution (ou l’arrêt) de l’utilisation de couches.

Mais l’HNI a également des bénéfices sur la relation. Les parents doivent apprendre à « lire bébé » pour comprendre quand il va faire ses besoins, ce qui accroit donc leur attention sur leur enfant et leur permet finalement de mieux le connaître. Lorsqu’ils y parviennent nait chez eux un fort sentiment de satisfaction, de fierté, de complicité avec leur bébé. Pour Karine Langlois, la HNI permet une première communication entre bébé et ses parents à propos de ses besoins d’élimination.

Elle augmente aussi le bien-être du bébé en évitant qu’il reste dans son pipi/caca (ce qui limite notamment les irritations). A long terme, bébé sera également satisfait d’avoir cette attention.

La HNI peut se pratiquer dès la naissance ou être mise en place plus tard, lorsque le parent se sent prêt. Il est vrai qu’elle nécessite d’être très attentif à son enfant, mais peut aussi être appliquée de manière « plus cool », en utilisant surtout les « moments clés » (par exemple, mettre bébé au-dessus du pot après chaque sieste/tétée), en acceptant les ratés.

Attention, il ne s’agit pas d’une méthode pour apprendre la propreté, même si les enfants ayant bénéficié de cette méthode sont souvent propres plus tôt.

A lire : https://quantikmama.com/decouvrez-lhygiene-naturelle-infantile/

Motricité libre

Concept inventé par la pédiatre Emmi Pikler dans les années 1960, la motricité libre repose sur l’idée que le bébé n’a pas besoin d’interventions pour se développer sur le plan moteur. Elle consiste ainsi à laisser l’enfant libre de se mouvoir spontanément sans lui enseigner de mouvement. Elle permet au bébé de se développer à son rythme, de découvrir son corps et son espace, de gagner en autonomie, de prendre confiance en lui. Il sera plus satisfait et plus fier de ses premières réussites (se mettre sur le dos, s’assoir, se mettre debout,…) s’il le fait sans aide.

La motricité libre s’inscrit dans la parentalité proximale car elle est encore une fois au plus près des besoins de l’enfant. Elle ne s’oppose pas aux autres pratiques. Par exemple, après une sieste en portage, bébé (après la tétée et un passage au-dessus du pot) pourra être posé sur un matelas ou un tapis d’éveil pour explorer ses capacités. Quand il montrera des signes de lassitude ou d’un besoin de proximité ou de réassurance, le parent pourra le reprendre dans ses bras. Petit à petit, bébé passera moins de temps dans les bras et plus « tout seul » (sous la vigilance du parent). Le but de cette méthode est surtout d’éviter certaines pratiques comme laisser longtemps le bébé dans un transat, le mettre dans un youpala pour le faire marcher, utiliser un parc, le caler assis entre des coussins, etc.

A lire et à regarder : https://bougribouillons.fr/motricite-libre/

Dans sa continuité, le bain libre consiste à faire prendre le bain à bébé en le laissant seul (sous la surveillance du parent toujours) dans 5cm d’eau.

Diversification menée par l’enfant (DME)

La DME consiste à donner des aliments solides à l’enfant dès la diversification alimentaire, sans passer par la phase « purées ». Là encore on donne plus de liberté à l’enfant puisqu’il s’agit de le laisser manger seul (encore et toujours sous la surveillance du parent). Le but est qu’il prenne seul un aliment, de la taille de son poing (par exemple, une branche de brocolis), et qu’il le mette seul à la bouche pour le manger. Elle permet un éveil plus précoce à la texture et au goût des aliments (par rapport aux purées), un développement de la motricité fine et de la coordination œil-main et main-bouche, et un contrôle plus naturel de son rythme et de sa faim. Elle se pratique à partir du moment où le bébé sait manipuler un objet et où il se tient seul assis.

A lire et à regarder : https://bougribouillons.fr/dme-diversification-menee-par-lenfant/

Langue des signes

Utiliser la Langue des Signes Françaises (LSF) avec bébé peut paraître très original. Mais cela peut surtout être très utile ! Il est en effet possible d’apprendre quelques signes à bébé en les lui montrant (et en les associant aux mots) dès 6 mois, pour qu’il puisse les utiliser vers ses 9-10 mois. On peut par exemple lui enseigner le signe « manger » en le lui montrant à chaque fois qu’il mange, ou « pipi » à chaque fois qu’il urine. Il pourra alors les utiliser à son tour, pour signifier qu’il veut manger, ou qu’il a envie d’uriner. C’est un mode de communication transitoire, avant l’utilisation de la parole (celle-ci n’est pas retardée, au contraire si le parent associe à chaque fois le mot, bébé aura tendance à parler un peu plus tôt). L’intérêt est d’éviter la frustration de l’enfant et de lui donner d’autres ressources que les pleurs pour faire comprendre ses besoins.

Elle a été mise en place avec les bébés lorsqu’il a été observé que les enfants qui avaient au moins un des parents sourd commençaient à communiquer avec lui dès 9 mois à l’aide des signes. En effet, il est d’abord plus facile pour bébé de faire des gestes que de parler. Mais quand ils commencent à savoir parler, les gestes deviennent moins pratiques et les enfants les « laissent tomber ».

Il existe un « langage des signes bébé », s’inspirant de la LSF (la langue des signes officielle en France) mais avec des gestes simplifiés. Mais il est également possible d’utiliser la LSF.

A voir : vidéos de Marie Littlebunbao sur l’utilisation de la LSF avec bébé

Conclusion

D’autres pratiques peuvent s’inscrire dans la parentalité proximale, comme par exemple les massages, l’emmaillotage (qui ne convient toutefois pas à tous les bébés), le « bain thérapeutique » (pris avec le parent), la pédagogie Montessori,… Chaque couple parental trouvera ses propres méthodes de soin, personnalisées à son bébé. Tout ce qui compte est d’être à son écoute.

La parentalité proximale consiste donc à être dévoué aux besoins de son enfant. Mais cela ne signifie pas être un parent parfait, tout simplement car celui-ci n’existe pas. Cela ne signifie pas non plus s’oublier. Il est très important que chaque parent prenne du temps pour soi, et pour le couple. La parentalité proximale ne l’empêche pas, tout est question de volonté et d’organisation.

N’oublions pas non plus que chacun fait comme il le ressent. Il est bon d’écouter les conseils, de se documenter,… mais au final le spécialiste de chaque enfant est son parent et c’est lui qui peut savoir ce qui lui est le plus adapté. Chaque enfant, chaque parent, est différent. Revenons à nos instincts.

Pour aller plus loin :