Elodie Lafay psychologue

au Centre Thérapeutique de Nice


S’apaiser grâce aux Mandalas

Le mot « Mandala » signifie, en sanskrit  (langue indienne), « cercle », « sphère », « environnement », ou encore « communauté ».
On l’utilise actuellement pour désigner des dessins renfermés dans un cercle. Ceux-ci sont surtout présent dans la religion bouddhiste et hindouistes. Mais on trouve des équivalents de mandalas dans toutes les religions et toutes les cultures (les entrelacs celtiques, les rosaces des églises chrétiennes,…).

Dans le bouddhiste tibétain, les moines dessinent des mandalas qu’ils colorient avec du sable. La confection du mandala est ainsi une forme de méditation. Ensuite, le mandala est dissout, le sable versé dans une rivière sacrée par exemple, lors d’une cérémonie d’offrande.

Mais le coloriage de mandalas n’est pas réservé aux religieux. Aujourd’hui, il est de plus en plus utilisé en thérapie. Pourquoi ?

Premièrement, parce qu’il est donc une forme de méditation. Il permet de se concentrer sur une activité précise et qui doit bien sûr être plaisante. Pendant le coloriage, les pensées viennent mais repartent car on est centré sur son ouvrage. La rumination et l’angoisse cessent. On est dans l’instant présent.

Deuxièmement, parce que la forme de cercle permet de ne pas se laisser disperser. Si l’art-thérapie permet d’exprimer ses émotions (en coloriage cela se fait par le choix des couleurs par exemple), le mandala donne une protection, une limite rassurante.

Selon le célèbre psychiatre Jung, le mandala représenterait le soi, la sphère psychique, et le fait de le travailler, soit en le dessinant, soit en le coloriant, permettrait de se reconnecter avec sa propre structure profonde. Le mandala aide en tout cas à se découvrir, à s’explorer et s’accepter, en choisissant des couleurs, des motifs, en construisant, en créant.

En le dessinant ou simplement en le coloriant, on ne cherche pas la perfection mais à créer ce qui nous correspond.

Mais le mandala reste avant tout un exercice de relaxation, à pratiquer aussi souvent qu’on le peut, dans le calme. C’est un moment qu’on s’offre. Nul besoin de savoir dessiner, on peut simplement choisir de colorier des mandalas qui nous plaisent. Il n’y a qu’une seule règle en coloriage de mandala : en commencer un nouveau lorsqu’on a fini l’actuel (même si celui-ci nous semble râté), afin de ne pas se disperser.

A vous d’essayer !

Je propose parfois à des patients de colorier des mandalas, que ce soit durant un temps lors d’une séance, ou en leur conseillant simplement de pratiquer cette activité chez eux. Personnellement je la pratique moi-même très régulièrement. Attention on peut devenir addict, tellement elle apporte de tranquilité et de satisfaction !