Elodie Dugué-Lafay Naturopathe Psychologue

à Roquebillière et à domicile


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Les différentes branches de la psychologie

Pourquoi consulter ?

Si il y a quelques années encore, consulter un psychologue était inavouable, si on considérait que seuls les « fous » avaient besoin d’aide sur le plan psychologique, aujourd’hui de nombreuses personnes avouent sans honte avoir besoin d’aide pour résoudre ses difficultés personnelles sur le plan émotionnelles et psychiques.

On peut consulter pour des raisons multiples : si on se sent mal dans sa peau, si on manque d’estime de soi, si on est stressé, angoissé, anxieux, déprimé, si on souffre d’autres problèmes psychologiques (TOC, phobie, attaques de panique, dépendance, etc.), si on se sent enfermé dans une situation, si des événements de vie ne sont plus « gérables », si on éprouve des difficultés dans nos relations avec notre entourage, si on veut diminuer l’impact de notre passé sur nos états mentaux présents, si on juge notre vie insuffisamment épanouissante, ou simplement si on veut comprendre notre manière de fonctionner sur le plan psychique, si on veut développer ses potentiels, enrichir sa vie, retrouver un équilibre, interagir de façon plus « zen » avec notre quotidien. Enfin, on peut vouloir consulter pour un problème au sein de la famille, pour notre enfant, pour des problèmes de couple.

Pour tous ces problèmes, différents types de psychothérapies peuvent aider. Certaines sont plus adaptées que d’autres selon la problématique (par exemple les TCC pour une phobie, la psychanalyse pour comprendre les causes anciennes d’un mal-être, la thérapie systémique pour des problèmes au sein de la famille,…). Mais en général, la personne choisira selon sa personnalité, ses attentes, son « feeling » avec la thérapie.

Les différents types de thérapie :

– Thérapie de soutien et/ou d’inspiration psychanalytique :

La psychanalyse a été mise au point par Sigmund Freud, qui, à partir d’étude de cas, a développé de nombreuses théories :

  • chaque processus psychique comporte un flux d’énergie (une pulsion)
  • l’appareil psychique peut être géographiquement décrit en 3 parties : l’Inconscient, le Préconscient et le Conscient, séparés par des frontières contrôlées par des censures, ou en 3 autres parties : le Ça (réservoir pulsionnel), le Moi (médiateur entre les exigences pulsionnelles du Ça, le monde extérieur et les contraintes du Surmoi) et le Surmoi (représentant des exigences éthiques de l’homme)
  • l’appareil psychique est le siège de forces en conflits, qui opposent désirs et défenses (par exemple, les pulsions du Ça sont refoulées, se retrouvent dans l’Inconscient, mais essaient de revenir au Conscient). Le but de la psychanalyse est de résoudre ces conflits, principalement en explorant l’Inconscient.

Ainsi, une thérapie (nous ne parlons pas ici de la cure analytique classiquement utilisée par Freud, mais d’une version adaptée, en face à face), a pour but de permettre à la personne de faire des liens entre ses problèmes/réactions à l’environnement/façons de pensées/etc. et son enfance et/ou ses parents et/ou des vécus traumatisants. Elle permet à la personne de mieux se comprendre et ainsi de se réconcilier avec son passé, de mieux appréhender ses émotions et son quotidien, et de pouvoir prendre des décisions dans sa vie.

Le principal outil est donc la parole, mais aussi l’exploration des rêves, qui permet d’accéder à l’Inconscient.
Avec les enfants, le dessins peut aussi être utilisés.

Bibliographie :
– Freud (1915) Métapsychologie
– Freud (1926) Inhibition, symptôme et angoisse 

– Winnicott (1975) Jeu et réalité
– Grebot (2002) Repères en psychopathologie
– Chabert et Verdon (2008) Psychologie clinique et psychopathologie

Une thérapie de soutien peut aussi être « dépurée » de cette exploration de l’Inconscient et des recherches de liens. Elle a pour but de permettre à la personne de parler de ses problèmes, d’être écoutée, comprise, éventuellement d’avoir un avis extérieur et neutre et/ou des conseils.

Ma pratique s’inspire peu de la psychanalyse, mais je peux proposer des thérapies de soutien. Il arrive cependant que les personnes que je reçois fassent des liens avec le passé, avec leur enfance et/ou avec leurs relations avec leurs parents, leur permettant d’en prendre de la distance et d’appréhender leur quotidien en se détachant d’anciens filtres et influences. 

 

– Thérapie systémique :

La thérapie systémique est généralement une thérapie familiale. L’exploration d’un trouble d’un des membre de la famille (par exemple, phobie scolaire d’un des enfants) se fait en réunissant la famille entière et avec sa collaboration active, et on parle d’évaluation d’une difficulté familiale plutôt que de trouble d’un des membres.

La psychologie systémique ne rejette pas les autres formes de thérapie mais les juge insuffisantes à elles seules pour expliquer les problèmes indivuels et collectifs. La psychologie systémique, c’est considérer chaque chose (un comportement, une personne, etc.) comme une partie d’un système. Si quelque chose ne va pas, il ne faut pas s’arrêter à la chose mais voir ce qu’il se passe dans ses liens au sein du système.

Bibliographie :
– Bateson & al (1981) La Nouvelle Communication
– Benoit (2005) Double lien, schizophrénie et croissance
– Gaillard (2009) Enfants et adolescents en mutation

Moins spécialisée dans ce type de thérapie, les cours que j’ai eu dessus à l’Université m’ont quand même passionnée, en particulier ceux de Jean-Paul Gaillard, et en particulier sa théorie sur la mutation psychosociétale : les enfants d’aujourd’hui sont des « mutants », ils ne pensent plus de la même façon. Cela influence mon approche auprès d’eux.
La psychologie systémique influence également ma pratique auprès des familles et dans les thérapies de couple que je propose.

 

– Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC)

Les TCC font parti des rares types de thérapies dont l’efficacité sur un grand nombre de trouble psychologiques a été prouvé scientifiquement.
Une première vague, « comportementale », a commencé à se développer dans les années 1950 aux Etats-Unis. Le comportement est défini comme un enchaînement d’actions destiné à adapter l’individu à une situation telle qu’il la perçoit et l’interprète. Le but, en TCC, est de traiter les comportements  dysfonctionnels (par exemple une phobie) en apprenant des nouveaux comportements incompatibles et plus adaptés.
La deuxième vague, « cognitive », a commencé à se développer dans les années 70. Les cognitions sont les phénomènes mentaux, conscients et inconscients, qui permettent à l’individu de s’adapter aux stimuli internes et externes. Les TCC traitent les cognitions erronées, les idées que se fait l’individu à propos de lui-même (ex : « Je dois bien faire tout ce que j’entreprends ») et de l’environnement (ex : « Les autres doivent me traiter avec égard et attention »).

Ainsi, dans une TCC, le psychologue propose des exercices comportementaux au patient (par exemple, l’exposition progressive lors d’une phobie, associée à des techniques de relaxation), et explore avec lui certaines de ses pensées (remise en question : par exemple « si vous ne réussissez pas telle chose, qu’est-ce que cela vous fera ? »). Le but final est de permettre à la personne d’augmenter ses ressources personnelles face à son quotidien.

Bibliographie :
– Cottraux (1998) Les thérapies comportementales et cognitives
– André & Légeron (2000) La peur des autres : trac, timidité et phobie sociale
– André & Muzo (2002) Petites angoisses et grosses phobies
– André (2006) Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi
– Bouvard (2006) Les troubles obsessionnels compulsifs
– Monestes (2006) Les thérapies comportementales et cognitives. Se libérer des troubles psy
– Chapelle & Monié (2007) Bon stress, mauvais stress : mode d’emploi

La troisième vague, « émotionnelle » a commencé à se développer dans les années 90…

 

– TCC 3e vague

Dans la troisième vague, l’émotion est au centre de la psychothérapie. Elle considère que les émotions influencent la façon dont nous appréhendons le monde qui nous entoure, la façon que nous avons d’y faire face, et notre santé physique.
Dans la troisième vague, on cherche à modifier l’attitude par rapport à nos pensées et nos émotions : moins de lutte, plus d’acceptation.

Plusieurs types de thérapies se sont développées, dont la thérapie des schémas (de Beck, de Young), la méditation de pleine conscience, la thérapie de l’acceptation et de l’engagement (ACT). Cette dernières reposent sur les postulats suivant : de nombreux troubles résultent de l’effort de contrôler ses émotions, pensées, expériences ; la souffrance d’une personne est souvent en lien avec une incapacité de se comporter en accord avec ses valeurs ; les propriétés symboliques du langage rendent toute tentative de contrôle des événements psychologiques vaine et contre-productive. Le but de l’ACT est de se dégager de ses pensées pour être en lien avec ses émotions et de se comporter en cohérence avec ses valeurs.

La troisième vague englobe aussi la psychologie positive. Nous recherchons tous le bonheur. Aujourd’hui, on peut consulter un psychologue pour simplement être plus heureux, pour trouver le bien-être et pas forcément pour traiter une pathologie. Le travaille thérapeutique se porte alors sur l’acceptation de soi, l’autonomie, le sens de la vie, les relations positives, la maîtrise de son environnement, l’épanouissement personnel, la prévention/promotion de la santé.

Bibliographie :
– Cottraux (2006) Thérapie cognitive et émotions : la troisième vague

– André (2009) Les Etats d’âme : Un apprentissage de la sérénité
– Shankland (2011) La psychologie positive

Ce sont les TCC, en particulier la 3e vague, qui inspirent le plus ma pratique. Je peux proposer des exercices de remise en question des pensées dysfonctionnelles, des exercices comportementaux et des exercices de relaxation et méditation.